Devenir libertins


Nos aventures libertines / lundi 11 février 2019

Nous avons commencé à discuter libertinage environ 6 mois après notre rencontre. C’est (presque) par hasard que nous avons lu une BD sur ce thème et nous avons commencé à en parler sur le ton de la plaisanterie. Ça a duré quelques semaines et puis nous avons dû nous rendre à l’évidence : on ne plaisantait pas !

Alors on s’est penché sérieusement sur la question. Ça veut dire beaucoup beaucoup de discussions entre nous (chacun d’entre nous essayant discrètement de s’assurer qu’il n’était pas en train d’entrainer l’autre sur une voie qu’il ne partagerait pas vraiment).

Et puis nous nous sommes beaucoup renseignés sur le sujet (essentiellement sur le web mais aussi en lisant quelques livres, en particulier « Les mille et une nuits d’un libertin: Erotique de l’échangisme » de Pierre LECHAT) histoire d’avoir une idée un peu plus précise. Aussi bien James que moi nous avions une image très cliché du sujet, en mode « documentaire M6 sur les chauds lapins du cap d’Agde ». Mais une petite voix nous murmurait qu’il devait y avoir autre chose.

Alors on s’est lancés. Sur le net d’abord en se créant un compte sur le site rezocoquin (nous y sommes toujours d’ailleurs, pseudo MadeleineJames) puis en poussant la porte d’un club. Nous avons choisi un sauna, parce que l’un comme l’autre nous ne sommes pas fan des boites de nuit.

A partir de là nous nous sommes posé une question : à partir de quand pourrait-on prétendre être libertins ? Quelle « légitimité » avions nous ? Ça nous faisait bizarre les témoignages du type « Je suis libertine depuis 6 mois… ». Est-ce que c’est l’ancienneté qui fait le libertin ? Les pratiques sexuelles ? Le nombre d’expérience ? Fallait-il alors que nous ayons un « compteur de coït » ?

Et puis j’ai réalisé, il y a quelques temps de ça, alors que je contemplais James en train de câliner une jolie dame, que ce n’était ni l’ancienneté ni le nombre d’expériences et encore moins les prouesses techniques qui faisaient de nous des libertins, mais l’état d’esprit. Nous avions probablement des âmes de libertins depuis toujours.

Avant même de penser à pousser la porte d’un club je disais à mes amies « je ne suis pas jalouse, si mon homme a une aventure avec une autre ça ne me dérangera pas tant qu’il la partage avec moi » (je parlais de l’aventure, pas de la fille… à l’époque…). Mes amies me regardaient avec des yeux ronds et ne comprenaient réellement pas comment je pouvais penser ça. A vrai dire, moi non plus je ne savais pas bien pourquoi je pensais ça car je n’avais jamais eu l’occasion de tester ma soi-disant « non jalousie ».

Maintenant, je sais que j’avais raison. J’aime voir James s’occuper d’une femme, j’aime entendre la femme gémir et crier sous ses coups de reins et j’aime le petit débriefing, ensuite, quand il me raconte la douceur de sa peau et la chaleur de son ventre.

Et je sais que c’est un sentiment partagé par James.

Mais, soyons clairs, en ce qui concerne l’ancienneté, le nombre d’expérience et les pratiques sexuelles nous sommes encore des petits joueurs.

Alors libertins, oui ! Mais libertins débutants ☺.


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