L’inconnu du métro

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Ils s’étaient rencontrés dans la rame du métro ligne D. Quand il était monté elle avait vu son regard s’attarder sur ses jambes et remonter vers ses yeux. Habituée qu’elle était du regard des hommes – son physique ne les laissait jamais indifférents – elle avait soutenu son regard et amorcé un sourire qu’elle voulait perceptible de lui seul, et à lui seul destiné, puis était retournée à la lecture captivante d’un article sur son téléphone portable.

C’était l’heure de pointe et le métro était bondé. Les corps se rapprochaient, promiscuité forcée et souvent agacée. Un bras lui passa devant le nez, attrapant la barre verticale, juste au-dessus de sa propre main. Un coup d’œil rapide lui permit de voir que c’était lui, juste derrière elle. Elle avait eu le temps, quand il était monté, de voir qu’il était plutôt bel homme, bien qu’à peine plus grand qu’elle, et probablement plus jeune qu’elle de quelques années.

C’était plus fort qu’elle, elle commença à fantasmer sur ce bel inconnu… Tournant légèrement la tête, de façon imperceptible, elle put flairer son odeur, elle était tellement proche de lui que malgré l’heure tardive elle put percevoir des restes d’after-shave sur sa peau. Elle ferma les yeux, profitant du moment.

« D’un mouvement ferme et autoritaire, il lui attrapa les hanches et la maintient collée contre lui. »

Le métro arriva en station et le freinage poussa les passagers les uns contre les autres. L’inconnu se trouva ainsi naturellement collé contre ses fesses. Ce fut plus fort qu’elle, dans un mouvement instinctif elle se frotta contre lui. Oh, il était bien entendu impossible aux autres voyageurs de la démasquer, mais lui, sans aucun doute avait dû sentir son contact, alors dans un geste de pudeur un peu tardif, elle essaya de mettre un peu de distance entre eux. En vain. D’un mouvement ferme et autoritaire, il lui attrapa les hanches et la maintient collée contre lui. Elle pouvait sentir contre son cul le barreau de chair qui déformait probablement déjà bien son pantalon. Il se pencha vers elle, doucement, et lui murmura à l’oreille « ne bouge pas » …

Tétanisée un instant par cette situation qu’elle avait fantasmée et provoquée, elle décida tout de même de reprendre un semblant de contrôle. Ce bâton qui lui barrait le cul l’excitait au plus haut point. Elle recommença à bouger doucement, se frottant lascivement contre son galant. Lui avait passé une main sous sa jupe et lui caressait doucement la peau. Elle se dit que la vue de son cul était probablement ainsi offerte aux passagers les plus proches, mais ces derniers, les yeux rivés aux écrans de leurs portables, restaient totalement inconscients de la scène qui se déroulait sous leurs yeux.

« Elle voulait qu’il la prenne là, qu’il la défonce, qu’il la fasse gémir et crier… »

La main se glissa plus haut encore, elle écarta légèrement les jambes pour lui faciliter la tâche. Elle sut, quand les doigts s’introduisirent dans sa fente, qu’elle était trempée d’excitation. Son souffle s’accéléra et le désir de lui, brutal et violent, éclata en elle. Elle voulait cette queue dans son ventre, maintenant, au beau milieu du wagon, au beau milieu de la foule. Elle voulait sentir sa présence au plus profond de son intimité. Elle voulait qu’il la prenne là, qu’il la défonce, qu’il la fasse gémir et crier…

Les doigts habiles se faisaient plus impérieux. Malgré le peu d’aisance que la promiscuité des autres passagers lui laissait, il sut faire monter en quelques seconde une boule de feu dans son ventre… et elle comprit, en sentant la chaleur du liquide couler contre sa cuisse, qu’elle laisserait une belle flaque sur le sol après son départ.

Le métro s’arrêta quelques minutes, beaucoup de passagers sortirent. A leur grand regret, ils durent reprendre une attitude plus décente. Néanmoins ils restèrent serrés l’un contre l’autre à l’image de deux amoureux. Elle se tourna légèrement vers lui et lui murmura « j’ai envie de toi » et pour toute réponse il se serra plus fort encore contre son cul.

Le métro redémarra et roula quelques secondes, puis, comme pour répondre à leur prière, s’arrêta au beau milieu du tunnel. Les lumières s’éteignirent, plongeant la rame dans le noir complet.

« Elle se pencha légèrement pour lui faciliter le passage et elle ne put retenir un soupir d’aise quand il s’enfila profondément dans son ventre. »

L’occasion était trop belle, elle tendit la main en arrière afin de déboutonner le jean de celui qui n’était plus tout à fait un inconnu. Mais il l’avait devancée et c’est sa queue que sa main rencontra, barreau de chair douce et chaude, dont elle arrivait à peine à faire le tour avec ses doigts.

Sans plus attendre elle se pencha légèrement pour lui faciliter le passage et elle ne put retenir un soupir d’aise quand il s’enfila profondément dans son ventre. A la faveur de l’obscurité et du léger brouhaha causé par les discussions provoquées par la panne, il put aller et venir en elle sans trop de retenue.

Le sexe lui sembla énorme dans son ventre, à chaque mouvement il touchait son col, ce qui provoquait ses gémissements de plaisir qu’elle étouffait tant bien que mal en plaquant sa main contre sa bouche.

La lumière revient brusquement. Pas l’éclairage de la rame, non, une lumière diffuse dont ils ne surent pas si elle venait de veilleuses, d’une rame voisine ou de toute autre chose. Le fait est qu’ils durent s’immobiliser brutalement car, même dans cette semi-pénombre, ils étaient devenus bien trop visibles.

Leurs sexes toujours emboités, ils entamèrent alors une danse quasi-immobile. Si, rien, ou presque, n’était perceptible par un observateur extérieur (peu attentif il faut le dire), au creux de leur corps se jouait un combat musclé, gland contre col, dont ils savaient qu’ils sortiraient tous les deux vainqueurs.

Ils jouirent en même temps. Pris tous les deux par une énorme contraction de plaisir qui leur coupa le souffle.

Le métro redémarra lentement, les lumières du plafond clignotèrent et se rallumèrent franchement.

Il avait juste eu le temps de refermer son pantalon. Elle se retourna, lui prit le visage entre ses mains et l’embrassa.

Quand le métro s’arrêta à quai, elle sortit de la rame et il resta dedans.

Et l’histoire en resta là… ou pas. Elle avait glissé sa carte dans la poche de son jean…

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Écrit par :

Petite brunette, Madeleine écrit des billets et règle les questions techniques du site.

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Tom & Lola
21 novembre 2019 22:50

Une jolie histoire qui donne envie de prendre un peu plus le métro.
Lola adore le body 😉
Tom & Lola

Dorkan
11 novembre 2019 19:22

Très bonne histoire, je vais avoir du mal à prendre le métro D sans y repenser ! Bravo !