Comment préparer une sodomie ?

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La sodomie est un sujet qui nous tient à cul… euh… à cœur ! Si nous étions encore novices à l’époque où nous nous sommes rencontrés, James et moi, nous avons bien progressé depuis. Que James m’encule comme un forcené ou qu’il me sodomise amoureusement, c’est toujours une expérience forte, pour l’un comme pour l’autre. Mais dans tous les cas, nous préférons prendre quelques précautions avant, pendant et après, pour que tout se passe pour le mieux et que nous ayons envie d’y revenir.

Sodomie, mode d’emploi

On a tendance à considérer que, en matière de sexe, la spontanéité fait force de loi. Plus ça va, moins j’en suis convaincue… Je trouve qu’il n’y a rien de plus excitant que de préparer une partie de sexe à l’avance. Sans qu’il soit forcément question d’élaborer un scénario compliqué ou d’endosser un rôle particulier (James et moi sommes d’épouvantables acteurs), nous aimons bien discuter, à l’avance, de la façon dont nos galipettes vont se passer. Cela nous permet d’anticiper, de prévoir éventuellement les sous-vêtements appropriés, les sex-toys, de disposer quelques bougies et de choisir une playlist à écouter. Personnellement, ça joue beaucoup dans la montée de mon excitation qui passe d’abord par ma tête avant de gagner mon cul.

En conséquence, la préparation nécessaire à un coït anal réussi ne nous semble pas représenter une contrainte. Je ne vous dirais pas qu’il n’arrive jamais à James de s’inviter dans mon fondement « à la hussarde » mais, la plupart du temps, c’est une pratique que nous préférons anticiper.

Préparer son cul avant la sodomie

Lavement anal ou suppo à la glycérine ?

L’objectif numéro 1 de la préparation, c’est de vider le rectum des selles qui s’y trouvent parce que bon, on aime moyennement ça les traces de caca sur le sexe et le matelas, ce n’est pas très glamour.

Je fais une petite parenthèse ici pour parler un peu de ces fameuses traces. Je m’adresse surtout aux dames qui s’inquiètent et qui ont peur d’avoir honte et de se sentir sales si toutefois le sexe du monsieur devait ressortir souillé. Que les choses soient claires : le monsieur sait où il met sa bite ! Il la met dans vos fesses en connaissance de cause. Celui qui vous pète un scandale pour une trace de caca ne mérite clairement pas l’honneur que vous lui faites. Et dans les faits, quand ça arrive (parce que oui, ça arrive, on ne va pas se mentir) et bien ce n’est pas si grave. Un petit coup de lingette ou de gant de toilette et zou. Fin de la parenthèse.

Pour vider son rectum, il y a deux manières possibles. Le suppositoire de glycérine et le lavement. En réalité, il y en a même trois. Car si vous allez à la selle régulièrement, il est très probable que votre rectum soit déjà vide et que vous n’ayez rien de plus à faire.

Les suppositoires à la glycérine se trouvent en pharmacie. La première fois que j’en ai acheté, je ne faisais pas la maligne. J’avais l’impression d’avoir un panneau clignotant sur mon front qui indiquait JE VAIS ME FAIRE ENCULER. Mais c’est comme tout, on prend l’habitude et ensuite, on s’en fiche (la pharmacienne aussi d’ailleurs). L’utilisation est simpliste. On met le suppo et dans les 5 à 30 minutes qui suivent hop, caca.

Le petit conseil poétique de la mère Madeleine (c’est gratuit, ça me fait plaisir) : ne vous précipitez pas aux toilettes dès les premières minutes malgré une envie parfois violente d’aller à la selle. Tout ce que vous allez obtenir, c’est un gros prout et un suppo qui part au fond des toilettes. Laissez plutôt filer les gaz et patientez quelques minutes de plus que le suppo ait vraiment fait son effet.

Le lavement est une technique que j’utilise moins, mais qui est assez efficace. Il se fait avec une poire à lavement (re-bonjour madame la pharmacienne…) avec laquelle on injecte de l’eau tiède dans le rectum qu’on évacue ensuite. L’opération doit être renouvelée jusqu’à ce que l’eau qui ressort soit parfaitement propre.

Et pourquoi pas un petit bijou dans le derrière ?

Cette seconde étape est facultative. La première aussi, soit dit en passant, aucune loi n’interdit d’offrir son cul sans avoir fait le ménage à l’intérieur au préalable… L’utilisation d’un plug permet toutefois de préparer l’anus à recevoir le sexe de son partenaire beaucoup plus facilement.

Jusque-là, le seul plug anal que j’avais était un sex-toy qui ne m’apportait pas réellement de plaisir. Son utilisation avait pour unique objectif de rendre mon arrière-train plus à même de recevoir les assauts de James. Les choses vont peut-être changer, car je viens de m’offrir un joli plug en acier chirurgical, bien lourd (quelque chose comme 260 g contre 50 g pour mon plug actuel en silicone). Je vous dirai ce que ça donne quand je l’aurai reçu et essayé !

Préparer son cul pendant les câlins

À ce moment-là, c’est plutôt au partenaire d’entrer en action. Car même si une sodomie sauvage et brutale peut avoir son charme, elle risque surtout d’avoir des conséquences fâcheuses et douloureuses sur votre petit trou du cul.

Donc, le mot d’ordre là, c’est : « pas de précipitation ». L’anus est un petit animal sauvage qu’il faut apprivoiser. Avec un doigt, deux doigts, trois doigts, tranquillement, en ayant pris soin de prévoir suffisamment de lubrifiant adapté. Pour celui ou celle qui offre son cul, c’est le moment de se décontracter et de profiter de la caresse. L’objectif est de ne pas ressentir de douleur au moment de la pénétration avec le sexe. Alors, si 1 ou 2 doigts font mal, c’est que l‘anus n’est pas encore prêt à laisser entrer un gros calibre.

À l’abordage !

En théorie, si toutes les étapes précédentes ont été respectées et que tout se passe bien, fatalement, le moment de passer aux choses sérieuses arrive.

Et, là, on est clairement dans la catégorie « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ». Notre façon de faire à nous est du genre « je rentre et je te défonce ». Même si nous avons pris le soin de mettre une chouette musique tranquille (pas AC/DC donc, la dernière fois c’était Amie de Damien Rice, je ne sais pas si vous connaissez mais, normalement, ce n’est pas un morceau qui invite au bourrinage) et que nous sommes d’humeur câline et tendre, une fois que James est dans mon cul, nous ne pouvons pas résister à l’appel du marteau-pilon, c’est comme ça !

Donc bon, non, quand on ne sait pas encore trop comment on apprécie la sodomie, mieux vaut y aller mollo. J’ai remarqué, à force, que lorsque mon cul est un peu sensible lorsque James commence à me pénétrer, il suffit qu’il ressorte et qu’il re-rentre pour que ça passe mieux. Je ne sais pas vraiment l’expliquer mais ça marche à tous les coups.

Côté position, de mon point de vue, la position la plus confortable est un classique missionnaire. Quitte à rehausser ses fesses un petit peu avec un coussin pour faciliter l’accès à monsieur. Dans cette position, je vois mon homme, je peux le toucher, le caresser et j’ai aussi accès à mon clitoris. C’est une position dans laquelle j’aime bien terminer parce que 9 fois sur 10 j’ai un putain d’orgasme comme ça.

Sur le côté, façon « petites cuillères », j’ai lu à plusieurs reprises que c’était le top. Personnellement, je n’aime pas trop, je trouve que mes mouvements et ceux de James sont un peu trop entravés.

Mais la position qui m’excite le plus, c’est la levrette. Là, on laisse nos instincts primaires se défouler, on crie, on grogne (la voisine est ravie, en plus, je crois qu’elle est pharmacienne) … C’est une vraie leçon de lâcher-prise !

Et après la sodomie, qu’est-ce qu’on fait ?

Retour au considérations terre-à-terre pas glamour. Ce n’est pas un mythe, le coït anal fait péter (à ce sujet, avez-vous déjà écouté l’excellent sketch de Blanche Gardin sur sa première sodomie ?). Il faut le savoir. Et cet effet secondaire est grandement accentué si monsieur jouit à l’intérieur. Je ne sais pas pourquoi le sperme à cette propriété, mais c’est un fait. Si vous tombez dans les bras de morphée après une sodomie sans passer aux toilettes, vous risquez fort d’avoir le ventre qui gronde le lendemain matin.

Pour contrer ça (ou du moins limiter la casse), il y a deux possibilités. Il faut soit utiliser une capote soit évacuer un maximum de sperme après, aux toilettes (je ne vous fais pas de dessin…).

Voilà, c’était mon petit retour d’expérience sur la sodomie. Si, après lecture, vous vous demandez « Mais pourquoi s’infliger tout ça ? » je n’aurais qu’une seule réponse à vous faire : Parce que c’est booooon !

Au commencement de ce blog, nous avions déjà écrit des articles sur le sujet. Si cet article vous a plu, nous vous invitons à les lire : La sodomie vue par James & La sodomie vue par Madeleine.

Et vous, c’est quoi vos conseils pour une sodomie réussie ?

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Écrit par :

Petite brunette, Madeleine écrit des billets et règle les questions techniques du site.

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Audrey & Guillaume
7 septembre 2021 16:03

Un thème et une pratique ô combien délicieuse lorsqu’elle est effectuée dans les règles de l’art.
Merci à vous pour ces infos pratiques bien utiles pour apprécier pleinement la chose.
Bises libertines