Le candaulisme : un fantasme sexuel très excitant

Last updated on 17 février 2022

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Je crois que je peux le dire maintenant : je suis candauliste. Quelques expériences avec Madeleine ont fini de me le prouver. Alors, le candaulisme, c’est quoi ? Et comment en sommes-nous arrivés là ?

Il n’y a pas si longtemps, alors que j’étais encore (un peu) innocent dans le domaine du libertinage, les mots « candaulisme », ou « candauliste », résonnaient dans ma tête avec des significations bien différentes de la réalité (quoi que…).

En premier lieu, je crois que mon cerveau avait retenu « caudaliste », en rapport avec le mot « caudal ». Celui-ci, d’après le dictionnaire Le Robert, est un adjectif qui signifie « de la queue » … Pour moi un « caudaliste » était donc un libertin qui savait se servir de son attribut. Ou qui était bien doté par la nature….

Je me suis ensuite aperçu que le mot s’écrivait « candauliste ». Et mon cerveau a donc fait un nouveau raccourci : candauliste, ça vient de candle, le mot anglais pour chandelle ! Tout est devenu plus clair : le candauliste est celui qui tient la chandelle dans un couple ! Celui qui assiste à des ébats amoureux, mais sans jamais y participer…

Bon, je vous spoile tout de suite. Mes deux définitions n’étaient pas si éloignées que ça de la vérité, mais j’étais quand même à côté de la plaque.

Alors qu’est-ce que le candaulisme ?

C’est quoi le candaulisme ?

Ce terme désigne aussi bien le penchant sexuel que la pratique sexuelle en rapport. Un candauliste est excité par l’idée de partager son/sa partenaire de jeu, ou d’être le témoin de ses ébats avec un amant. Certains vont jusqu’à fantasmer sur des rencontres entre leur partenaire et un/une amant(e), sans y être physiquement présent.

Alors non, candaulisme ne vient pas de candle, mais de Candaule, un roi semi-légendaire. Celui-ci, subjugué par la beauté de sa femme, vantait régulièrement ses charmes à l’un de ses gardes. Caudaule finit même par exhiber sa femme nue (à son insu…) au pauvre garde réticent. L’histoire se retourna contre le roi. La reine, croyant que ce dernier cherchait à l’humilier, le zigouilla et installa le garde sur le trône.

Le candaulisme se pratique à mon sens de bien des manières. Il est d’ailleurs difficile d’être en couple libertin sans être un minimum excité par la vue de son/sa partenaire avec un(e) autre. Si au contraire, l’idée même vous rebute, ou vous rend jaloux, le libertinage n’est pas (encore) pour vous.

Ce penchant est avant tout masculin, en tout cas dans ses formes les plus marquées. Le candauliste fait plus que tolérer ou accepter que l’autre suscite le désir, ou passe à l’acte. Il est réellement excité par cette idée. Ce qui peut motiver des pratiques diverses. Dans la suite de cet article, je pars du principe que le candauliste est l’homme du couple hétérosexuel, qui offre sa partenaire féminine à un autre homme (virtuellement ou non). Bien entendu, n’importe quel membre de n’importe quel couple homo, hétéro ou autre peut être candauliste.

J’exhibe ma femme

Certains hommes, par exemple, prennent leur pied à exhiber leur partenaire en photo ou en vidéo à d’autres hommes. Internet est un outil très pratique, les forums sur le sujet et permettant des échanges de ce genre sont légions. Les sites de rencontres, libertins ou non, mettent également en relation voyeurs et candaulistes. Attention cependant, certains hommes se font directement passer pour leurs épouses et diffusent leurs photos intimes, parfois à leur insu…

Un trio avec un homme

Autre manière d’assumer son penchant candauliste : vivre un trio avec sa partenaire et un complice. C’est par ce biais que j’ai compris que je pouvais faire plus que « tolérer » qu’un autre homme pose ses pattes (et le reste) sur ma belle. Mais j’y reviens plus tard. Lors d’un trio HHF, toutes les attentions sont concentrées sur la dame. Et ces moments sont bien plus propices à la prise de recul et à l’observation de sa partenaire que lors d’une soirée à deux couples par exemple.

Mari voyeur

La marche suivante selon moi (mais je suis loin d’être un expert, juste un amateur), est d’assister aux ébats de sa partenaire sans participer. On n’est alors pas loin du gars qui tient la chandelle pendant que sa femme se tape son amant (Note de Madeleine : n’y aurait-il pas une très grossière allusion sexuelle dans cette phrase ?)(Note de James : absolument pas, coquine !)

Dans ce cas, le candauliste est simple spectateur du plaisir que prend sa belle avec un autre. Son excitation est à la fois cérébrale, visuelle et auditive. Tous les scénarios sont possibles : le mari observe discrètement, caché derrière une porte, une fenêtre ; ou alors il est tranquillement installé non loin du couple illégitime, habillé ou nu…

Lui et sa partenaire habituelle peuvent se regarder dans les yeux pendant que madame se fait caresser, lécher, prendre par l’autre. Ou, au contraire, le fantasme peut exiger que la femme ignore totalement son amoureux. Elle se concentre alors uniquement sur son amant du moment. Certains et certaines préfèreront que madame ait les yeux bandés, ce qui peut avoir un double avantage. Si madame est un peu timide, cela peut l’aider à surmonter l’incongruité de la situation, tout en potentialisant toutes ses sensations physiques. Eh oui, n’oublions pas que si, dans notre histoire, le candauliste est un fantasme masculin, la femme du couple doit bien évidemment aussi y trouver son compte et prendre un maximum de plaisir !

Une fois l’amant parti, le candauliste, à son tour, montre à sa partenaire à quel point elle l’a excité… À moins qu’il n’ait pu résister à la vue du spectacle coquin !

Ma femme va voir son amant

Autre fantasme ou pratique candauliste, le mari peut souhaiter que la femme aille voir son amant seule. Attention, on n’est évidemment pas dans une démarche de tromperie. Pour Madeleine et moi, il y a tromperie lorsqu’un des deux membres du couple cherche à dissimuler à l’autre une relation. Pour que le candaulisme ait une réalité au sein du couple, il faut évidemment que les choses soient faites en totale complicité.

Dans cette situation, c’est vraiment l’idée qui est excitante pour le « cocu » (terme parfois utilisé pour désigner le mari candauliste ainsi « trompé »). J’avoue que j’ai un peu de mal avec ce terme, qui est pour moi plus approprié lorsque l’on cherche à humilier le candauliste (par jeu bien sûr, à la demande de celui-ci).

Lorsque le mari vit l’expérience à distance, le couple adultérin peut (doit !) envoyer à loisir photos, audios et vidéos de leurs ébats. Cela contribue grandement à l’excitation du mari. Les retrouvailles au retour de la belle n’en seront que plus fougueuses !

Madeleine et James, un couple candauliste ?

Ma première incursion dans le monde du candaulisme a eu lieu lors de l’organisation de notre premier trio HHF, il y a un peu plus de deux ans maintenant. J’aurais dû m’en douter. L’excitation provoquée par la sélection de notre partenaire de jeu pour cette occasion était inattendue. Organiser cette soirée était pour moi une source de plaisir cérébral par anticipation.

C’était loin d’être notre première expérience libertine. Mais nos expériences à 4 n’étaient pas, comme celle-ci, centrées uniquement sur le plaisir de Madeleine. Et j’ai découvert, à cet instant seulement, que je pouvais lui donner du plaisir, beaucoup de plaisir, sans même la toucher, rien qu’en lui fournissant d’autres partenaires de jeu. J’imaginais déjà Madeleine avec cet homme et moi-même, dans les positions les plus scabreuses, et ça m’excitait beaucoup.

Le déroulement de la soirée m’a encore plus surpris. Alors que je projetais d’ « utiliser » notre invité comme un objet sexuel, c’est-à-dire comme un phallus, des mains, et une bouche supplémentaires pour combler Madeleine, il en est allé tout autrement. Loin d’écarter notre « jouet » de la soirée pour profiter de Madeleine de manière plus exclusive, j’ai au contraire pris mon pied à me reculer régulièrement de la scène pour les observer tous les deux. Et j’ai trouvé ça très excitant, bien plus que ce que j’avais pu imaginer.

On appelle ce sentiment la compersion : c’est l’inverse même de la jalousie. C’est un sentiment de bonheur qu’on ressent lorsque l’autre éprouve de la joie, du plaisir.

Envies et fantasmes candaulistes

Depuis cette prise de conscience, mes envies ont fait un peu de chemin. Nous avons eu d‘autres occasions, lors de trios, de confirmer mon appétence au candaulisme. Et si Madeleine s’inquiète du fait que je m’écarte parfois au cours de nos ébats à trois, elle sait aussi que c’est pour mon plaisir personnel. Et non parce-que quelque chose me dérange (bien au contraire !).

De son côté, Madeleine a pu approcher ce sentiment lors de nos trios HFF, en m’observant tranquillement alors que je m’occupais de notre licorne du moment. Et si elle est moins candauliste que moi, nous avons au moins une envie en commun. Nous souhaitons expérimenter une relation intime en solo, chacun de notre côté, histoire de repousser encore un peu les limites de notre jalousie. Nous avons un peu avancé sur le sujet, j’en reparle juste après.

De mon côté, je ne compte plus le nombre de scénarios impliquant le candaulisme comme ressort principal de mon excitation

Même s’il est difficile de refuser à Madeleine une double pénétration, j’ai très envie d’organiser un trio lors duquel je serai entièrement passif. Je pourrai à loisir observer Madeleine, m’exciter de son plaisir, les laisser pousser leurs jeux et explorations sans intervenir. Et j’en profiterai probablement pour filmer, faire quelques photos…

Et le candaulisme à plusieurs ?

La même idée pourrait tout à fait se décliner sur le thème de la pluralité. Un gang bang bien organisé (ou pas : l’idée nous excite également de le faire à la sauvage, en club) pourrait permettre à Madeleine d’être comblée par plusieurs hommes. De mon côté, le plaisir de la voir se faire prendre serait décuplé, par le fait que je fais profiter de ses charmes à de nombreux hommes. Attention hein, quand je dis que je fais profiter, c’est que je « consens », et qu’elle aussi y consent. Pas que je la force.

Le dogging est également, comme je le conçois, un terrain de jeu purement candauliste : j’irais volontiers offrir Madeleine en pleine nature à des inconnus. Mais pour l’instant, nous n’avons pas encore trouvé de moyen suffisamment safe d’imaginer un tel plan, ce qui est totalement rédhibitoire sur le plan de l’excitation.

Loin de ces derniers fantasmes encore légèrement compliqués sur le plan de la logistique, nous avons déjà poussé l’exploration candauliste un peu plus loin…

J’emmène ma femme chez son amant

Je le disais tout à l’heure, mes penchants candaulistes, nos envies libertines, et notre conception de la fidélité, nous poussent à expérimenter. Nous souhaitons par exemple tous les deux vérifier notre tolérance, voire notre excitation ressentie, si l’autre va « voir ailleurs ». Nous ne nous mettons aucune barrière quant aux rencontres qu’on pourrait faire l’un ou l’autre. La seule règle entre nous, c’est qu’on doit mettre l’autre au courant. Jusqu’à il y a peu, tout cela était encore très théorique.

En bon candauliste, je me suis donc mis à envisager (avec délectation) d’envoyer Madeleine chez un amant. Quitte à choisir sa tenue, son maquillage… Je l’attendrais à la maison, où ailleurs, en fantasmant sur sa soirée, l’imaginant se faire lécher, caresser, baiser.

Avec l’accord de Madeleine, j’ai alors eu une petite discussion par messages interposés avec un de nos complices de trios :

« — Salut C. ! Tu vas bien ? En vacances ?

Dis, j’ai une proposition complètement indécente à te faire 😁

J’aimerais beaucoup t’envoyer Madeleine, un de ces soirs… Histoire que tu la baises bien pendant que je l’attends à la maison… Ça te dirait ?

— Salut James ! Oui ça va bien, reprise du boulot aujourd’hui 😠

Mais j’adore tes propositions indécentes 🤗

Je te dis un grand oui ! »

J’offre ma femme

S’en est suivi une discussion pour se mettre d’accord sur une date et un lieu. J’espérais que la petite sauterie de Madeleine puisse avoir lieu chez lui, ce qui semble renforcer chez moi le mécanisme pervers du plaisir candauliste.

Nous avons également profité de cette discussion pour valider certains points qui me paraissaient importants :

« — Salut C. ! Comment vas-tu ? Ici ça va pas mal. Semaine sans ma belle, on se retrouve vendredi soir… Jeudi soir, c’est moi qui déposerai Madeleine chez toi. Vers quelle heure ça t’irait ? Je l’aiderai à se pomponner… Tu as envie d’elle comment ? Sexy classe ? Plutôt pute ? N’hésite pas, avant ce RDV, à l’allumer par message, à la chauffer, sur votre conversation… Elle adore ça, et moi je cautionne 😉. Jeudi je la poserai devant chez toi à l’heure qui convient. Je reviendrai seulement quand tu auras fini de la déglinguer. 😋

— Sexy bien sûr. Un peu pute j’aime bien l’idée. »

Et enfin, le jour même :

« — J’ai briefé Madeleine pour qu’elle soit bien docile ce soir. Elle fera ce que tu veux.

Tu disposeras d’elle comme tu veux.

En clair, pas de limite de ma part, seulement les siennes et les tiennes du moment 😉 »

Madeleine, seule chez son amant

Il va sans dire que notre excitation était à son comble, pour Madeleine et moi, lorsque je l’ai déposée devant chez son amant d’un soir. Habitant nous-même un peu loin, j’ai décidé de rester dans les parages, afin de savourer ces instants seul. J’avais envie de pouvoir fantasmer tranquillement. J’ai donc établi mes quartiers dans un MacDo, armé d’un bon bouquin, d’un Maxi Best-Of et de mon smartphone. J’avais quelques heures à tuer.

Quelques photos reçues sur mon smartphone m’ont confirmé que tout avait l’air de bien se passer. J’étais bien, sans inquiétude aucune. J’étais excité toute la soirée, impatient de la retrouver, qu’elle me raconte, et de la prendre à mon tour.

Après quelques heures, un message de C. : « je te l’envoie ».

J’ai donc récupéré ma belle dans la rue. Elle était radieuse. Habillée comme une pute, mais classe.

Comment bien terminer une soirée libertine

Une fois dans la voiture, nous avons commencé à débriefer sa soirée. Elle avait passé un super moment.

Quelques kilomètres après notre départ de chez C., je me suis arrêté sur une aire d’autoroute, dans un coin sombre et reculé. Nous sommes sortis de la voiture. Je bandais comme un furieux, j’avais très envie de la prendre. Elle était encore trempée. Debout tous les deux à côté de la voiture, j’ai commencé à lui glisser quelques doigts. Très vite son côté femme fontaine s’est réveillé. Ses chaussures s’en souviennent encore. Puis je l’ai prise en levrette, sans ménagement, par la portière, elle à genoux sur le siège passager. Nous avons vite explosé ensemble.

Enfin nous sommes repartis tranquillement en direction de chez nous. Une soirée presque ordinaire, en somme…

Et Madeleine, me direz-vous ? Qu’est-ce qu’elle en pense ? Je lui laisse le mot de la fin…

Le penchant candauliste de James, de plus en plus marqué m’amuse et m’excite la plupart du temps. Je suis quand même obligée de mettre mon véto pour certains de ses fantasmes, notamment le dogging, pour lequel je ne suis pas à l’aise (pour le moment…). Je suis moi-même un peu candauliste puisque j’adore voir James s’amuser avec une autre femme. Ça m’excite carrément et, quand vient mon tour, mon orgasme arrive généralement très très vite.

Lors des scénarios candau de James, mon plaisir vient de plusieurs origines : le plaisir de « faire plaisir » à mon amoureux, celui de m’exhiber devant lui et enfin, le plaisir que m’apporte mon partenaire. De quoi satisfaire la plus exigeante des libertines !

Pour aller plus loin, voici un site spécialisé dans le candaulisme.

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Écrit par :

Chroniqueur et community manager du couple !

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